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Freatobiologie. Opere. Vol. I


Freatobiologie. Opere. Vol. I


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Luni - Vineri » 09:00-16:00
  • Autor(i): Motas Constantin
  • ISBN: 978-973-7719-68-9
  • Pagini: 189
  • An aparitie: 2008

Ainsi offrons-nous aux intéressés la possibilité de s�informer sur la Phréatobiologie et sa signification pour le déchiffrement des mystères de la vie dans les eaux phréatiques. 

La vie est répandue partout sur la Terre: dans l�eau, sur la terre ferme, mais aussi dans l�atmosphère. Dans l�eau la vie se trouve jusqu�aux plus grandes profondeurs. Dans les gouffres du Pacifique, à plus de 11.000 mètres de profondeur, on trouve des communautés d�organismes qui réalisent des biomasses énormes. Les organismes sont répandus sur toute la verticale de l�eau. Même dans les cratères volcaniques abyssaux, à des températures de plus de 350 degrés et à des pressions de 200-250 atmosphères on trouve des communautés luxuriantes d�organismes.
Sur la terre ferme la propagation de la vie sur la verticale est moins spectaculaire. La plus grande densité se retrouve quand même au niveau du sol et à quelques mètres de hauteur. Seuls les arbres des forêts tropicales peuvent s�élever jusqu�à 80/100 mètres de hauteur. Il est vrai que certaines espèces d�oiseaux s�élancent dans le haut du ciel et même certains insectes y pénètrent, mais ils n�y forment pas de communautés réelles. Les spores de certaines bactéries et de certains champignons et même certaines algues peuvent atteindre des hauteurs considérables, de 10.000/20.000 mètres, mais là elles se trouvent en état d�anabiose.
J.E. Lovelock considère que la Terre serait un être vivant / Gaia. Notre planète est parcourue d�eaux tant à sa surface que dans sa profondeur. Les réseaux hydrographiques sont pareils aux vaisseaux sanguins (veines et artères). De tells réseaux se trouvent aussi à l�intérieur de l�écorce terrestre en transportant diverses substances nutritives et l�oxygène. Notre planète semble couverte d�un �épiderme� vivant d�épaisseur variables. Dans les déserts et même dans les zones polaires il y a une mince pellicule de bactéries, d�algues et de champignons tandis que dans les zones tropicales la couche vivante devient beaucoup plus grande. Cependant, nous ne croyons pas qu�il existe sur la Terre des zones totalement privées de vie. En même temps, nous ne pouvons pas accepter l�hypothèse d�une planète vivante pareille à un être vivant: la vie sur la Terre constitue une unité qu�on appelle biosphère où tout dépend de tout.
Néanmoins, si la vie est répandue partout, une questions naturelle s�impose: quelles dimensions de l�écorce terrestre a-t-elle réussi à conquérir? Pour trouver une réponse à cette question, le grand savant roumain Emil Racoviţă a fait des recherches sur la vie des grottes. Il est le fondateur de la Biospéléologie et c�est toujours lui qui a fondé le premier Institut de Spéléologie du monde. Il a déchiffré les énigmes de la vie des écosystèmes souterrains. Les capacités d�adaptation des organismes troglobionts sont réellement spectaculaires, cependant il faut admettre qu�il y a une continuité naturelle de la vie entre les milieux terrestres de surface et les milieux souterrains. Emil Racoviţă a découvert un monde nouveau, le �monde de l�obscurité� et a mis au point les principes d�investigation de ce monde.
Les grottes, les avènes et tous les creux de l�écorce terrestre constituent un monde privé de lumière, mais un monde qui a l�air d�être naturel. Dans ce sens, Emil Racoviţ[ nous entraîne dans un �voyage vers le centre de la Terre�, non pas dans un voyage imaginaire, comme celui de Jules Verne, mais réellement, dans un monde qui existe et qui demande notre compréhension.
Quant à la question ci-dessus, il vaudrait mieux la reformuler: y a-t-il de la vie dans l�eau du sol? Nous ne nous rapportons pas aux animaux qui creusent des galeries dans le sol (taupes, spalax, hamsters, vers de terre, larves d�insectes etc.) parce que ceux-ci sont déjà connus. Notre question se rapporte à l�existence des organismes qui vivent dans l�eau du sol, dans 1�eau phréatique. Jusqu�où peuvent-ils pénétrer dans la nappe phréatique?
On sait parfaitement que tous les enfants aiment jouer au bord de l�eau. Ils creusent dans le sable jusqu�à ce que l�eau en jaillisse. Dans la petite flaque d�eau formée de cette façon il y a beaucoup d�espèces d�animaux de groupes divers. Ces animaux vivent dans l�eau interstitielle, dans la nappe d�eau qui circule parmi les grains de sable et les cailloux. Comment s�explique-t-elle la présence de ces animaux dans ces endroits et comment vivent-ils?
Toutes ces énigmes, c�est le professeur Constantin Motaş qui a contribué en large mesure à les déchiffrer. Spécialiste de taille mondiale dans l�étude des hydracariens, Constantin Motaş a découvert de nombreuses espèces qui vivent dans l�eau phréatique. A partir de l�ètude de ces animaux tout comme d�autres espèces, il a fondé les bases d�une nouvelle branche de la Limnologiee - la Phréatobiologie.
La Phréatobiologie est la science qui étudie les organismes vivant dans la nappe d�eau phréatique. Des recherches de ce genre ont été faites par d�autres chercheurs tels que Stanko Karaman, P.A. Chappuis, L.A. Bristein, E.V. Borutzk etc., mais leur mode de recherche et même les milieux investigués étaient plutôt confus. C�est le professeur Constantin Motaş qui a mis de l�ordre, tant dans la méthodologie que dans la classification écologique des animaux souterrains, en donnant la signification correcte à tous les termes utilisés tels que: phréatobiont, phréatophile ou tichophréatique, phréatoxéne ou xénophréatique etc. En 1957 et en 1958 il lance la Phréatobiologie en tant que nouvelle branche de la Limnologie. Des éléments sur les détails et l�hisŹtorique de cette nouvelle branche de la limnologie sont exposés dans l�étude intiŹtulée Procédé dés sondages phréatiques - Division du domaine souterrain � Classification écologique des animaux souterrains - Le psammon, publiée en 1962 dans Acta Musei Macedonici Scientiarum Naturalium, Tome VIII, no.7, p.135, 1973, que nous présentons dans ce volume.
Le lancement de cette nouvelle direction de recherche de la Limnologie, que nous considérons de la même envergure que la Biospéléologie fondée par Emil Racoviţă, est passé en quelque sorte inaperçu, surtout chez nous. C�est pourquoi nous considérons que c�est un devoir d�honneur de rendre connue au public et aux spécialistes de Roumanie cette contribution majeure du professeur Constantin Motaş au développement de la science roumaine et universelle.
Par conséquent, nous présentons dans ce volume les travaux du professeur Motaş dans le domaine de l�hydracarologie. A cet égard, nous y avons sélecté uniquement les études portant sur les hydracariens qui vivent dans les eaux phréatiques afin de mettre en évidence la contribution du grand biologiste dans ce domaine.
Il ne s�agit pas seulement d�une idée ou de l�interprétation des contributions d�autres spécialistes, mais de sa contribution scientifique majeure.

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